A propos

Les Réserves Naturelles PONT du Hé et ES SASSEUX à ODRIMONT

Province : Liège
Commune : Lierneux
Superficie : 28 a 54 ca (Pont du Hé) et 50 a 30 ca (Es Sasseux)
Date de création : 1995
Propriétaires : Cercles des Naturalistes de Belgique
Conservatrice : Isabelle Deroanne
Origine:
8 septembre 1995. Soucieux de la qualité de leur environnement et de la nature en général, les époux Léon ANNET, agriculteurs reconvertis à l’agritourisme, léguaient pour le franc symbolique deux de leurs terrains aux Cercles des Naturalistes de Belgique pour les ériger en réserves naturelles.
Caractéristiques
Au sud du petit village d’Odrimont, dans la cuvette de la Lienne, les deux parcelles distantes de quelques centaines de mètres, longent le ruisseau d’Arbrefontaine, le Pont du Hé en rive droite et Es Sasseux en rive gauche.
Aulnaies marécageuses, prairies humides, jonchaies, mégaphorbiaies sont de toute évidence liées à la nature argileuse du sol. La mégaphorbiaie est une formation végétale de hautes plantes herbacées se développant sur des sols humides et riches.
Aménagements
Les pièces d’eau naturelles excluant les activités piscicoles et récréatives étaient devenues rares dans la région; l’idée germa de creuser des mares dans l’optique de la biodiversité et aussi dans un but didactique. Avec la collaboration active de l’Administration communale de Lierneux, une équipe dynamique de la Trientale creusa des mares, un petit chenal de liaison au ruisseau, un petit pont qui enjambe le ruisseau d’Arbrefontaine, des barrières de protection et des caillebotis.
A voir
En tout 66 espèces de plantes à fleurs, dont la reine-des-prés (Filipendula ulmaria), l’angélique sauvage (Angelica sylvestris), le cirse des marais (Cirsium palustre), l’eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabium), la lysimaque commune (Lysimachia vulgaris), la valériane officinale (Valeriana repens), le lychnis fleur-de-coucou (Lychnis flos-cuculi), la baldingère (Phalaris arundinacea), la renouée bistorte (Polygonum bistorta), la scutellaire casquée ou grande toque (Scutellaria galericulata)... Dans la prairie contiguë à la réserve et en forte pente exposée au sud, on trouve des espèces hélio-thermophiles telles que le petit boucage (Pimpinella saxifraga), la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus), le serpolet commun (Thymus pulegioides), la campanule à feuille ronde (Campanula rotundifolia), l’épervière piloselle (Hieracium pilosella), le liondent d’automne (Leontodon autumnalis)…
Espèces animales intéressantes observées : la cigogne noire (Ciconia nigra), le cincle plongeur (Cinclus cinclus), le martin-pêcheur (Alcedo athis), le blaireau (Meles meles), la couleuvre à collier (Natrix natrix). Et encore la grenouille rousse (Rana temporaria), le crapaud commun (Bufo bufo) et plusieurs espèces d’odonates dont la libellule déprimée (Platetrum depressum).
Ne négligeons pas l’intérêt paysager : un écrin de verdure bordé par une magnifique haie champêtre, une prairie sèche superbement fleurie, des aulnes, des chênes plus que centenaires, un ruisseau limpide, un gué et un magnifique pont en dalles de phyllade (« pont de chayes »).
Renseignements fournis par Bernard et Joseph CLESSE, Marc DEROANNE et Daniel QUOILIN

La Réserve Naturelle des QUATRE-VENTS à VIELSALM

Province : Luxembourg
Commune : Vielsalm
Superficie : 2 ha 39 a 31 ca
Date de création : 1987
Propriétaire : Joseph CLESSE
Conservateur : Joseph CLESSE

Caractéristiques

Située à 520 m d’altitude, en bordure d’un plateau de la Haute Ardenne, elle est en légère pente vers le sud. Le substrat rocheux est l’arkose, appartenant au Gedinnien (Dévonien inférieur). La nappe phréatique proche de la surface du sol, en relation avec le sol argileux imperméable, favorise le développement d’une lande tourbeuse. L’eau qui s’en écoule va alimenter le ruisseau de Bèche, affluent du Glain.

A voir

Bien que la superficie soit assez restreinte, une très grande diversité de groupements végétaux s’y côtoient ou plutôt s’y mélangent :

Espèces des bas marais acides : la laîche à bec (Carex rostrata), la laîche noire (Carex nigra) et le jonc à tépales aigus (Juncus acutiflorus).

Espèces de la lande tourbeuse : la bruyère quaternée (Erica tetralix), les linaigrettes vaginée (Eriophorum vaginatum) et à feuilles étroites (Eriophorum polystachion), la narthécie des marais (Narthecium ossifragum), la canneberge (Vaccinium oxycoccos), l’orchis tacheté (Dactylorhiza maculata), la trientale (Trientalis europaea), et de nombreuses sphaignes (Sphagnum).

Espèces de la lande sèche : la myrtille (Vaccinium myrtillus), la callune (calluna vulgaris), l’airelle (Vaccinium vitis-idaea) et le genévrier (Juniperus communis).

L’intérêt faunistique est surtout ornithologique. On a recensé dans la réserve et ses environs plusieurs espèces intéressantes : la bécasse des bois (Scolopax rusticola), le pic noir (Dryocopus martius), le hibou moyen-duc (Asio otus), la tourterelle de bois (Streptopelia turtur), le pipit des arbres (Anthus trivialis), le bec croisé des sapins (Loxia curvirostra), le sizerin flammé (Carduelis flammea), le tarin des aulnes (Carduelis spinus) et le cassenoix moucheté (Nucifraga caryocacactes).

Renseignements fournis Joseph et Bernard CLESSE

Au Beolin à Brisy

La Réserve Naturelle AU BEOLIN à BRISY

Fiche signalétique

Province : Luxembourg
Commune : Gouvy
Superficie : 84 a 84 ca
Date de création : 1987
Propriétaire : Marielle PIRSON, épouse de Marc DEROANNE
Conservateur : Marc DEROANNE

Caractéristiques

Située au sud-ouest de Brisy, sur un versant abrupt de la rive droite de l’Ourthe orientale, la réserve présente des rochers schisteux du Siegénien (Dévonien inférieur) qui affleurent à de nombreux endroits. C’est une chênaie de pente (de 360 à 385 m) constituée de cépées dans la partie supérieure. En bas de versant, on passe progressivement à l’érablière. La bordure nord est jalonnée de nombreuses fourmilières de fourmis rousses (Formica rufa).

A voir

Si l’espèce forestière dominante est le chêne pédonculé (Quercus robur), on y observe aussi le bouleau verruqueux (Betula pendula), le pommier sauvage (Malus sylvestris), le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia), le hêtre commun (Fagus sylvatica), l’érable sycomore (Acer pseudoplatanus), le charme (Carpinus betulus) et l’alouchier (Sorbus aria).

Le niveau arbustif est constitué du noisetier (Corylus avellana), du sureau à grappes (Sambucus racemosa), du prunellier (Prunus spinosa), de la viorne obier (Viburnus opulus) et de la bourdaine (Frangula alnus).

L’intérêt de cette réserve ne réside pas dans la diversité de sa flore et de sa faune mais dans la présence d’un lichen du genre Usnea devenu de plus en plus rare. Les troncs et les branches des vieux chênes sont littéralement couverts de barbes filandreuses atteignant parfois 12 cm de longueur.

Les lichens, végétaux courants, sont d’excellents bio-indicateurs, tous plus ou moins sensibles aux polluants atmosphériques. Le genre Usnea, étant considéré comme le plus sensible, on comprend qu’il ait disparu depuis longtemps de la plupart de nos forêts. En trouver en telle quantité en cet endroit témoigne d’une qualité d’air peu commune à notre époque.

Renseignements fournis par Serge ROUXHET, Joseph CLESSE et Philippe COLLAS

La réserve naturelle NEURE FAGNE à Ennal

La Réserve Naturelle NEURE FAGNE à ENNAL

Fiche signalétique

Province : Luxembourg
Commune : Vielsalm
Superficie : 1 ha 80 a (CNB – La Trientale) + 1 ha 55 a (RNOB)
Date de création : 1987 (CNB – La Trientale) et 1993 (RNOB)
Propriétaire : Jean-Pierre DESERT et RNOB
Conservateur : Jean-Pierre DESERT

Caractéristiques

Située en Moyenne-Ardenne à une altitude de 380 m, la réserve est limitée au sud par le ruisseau de Ennal, affluent du Glain. A l’est s’élève le plateau de Reuland qui se rattache à la Haute-Ardenne orientale. Elle est au contact des plus anciennes roches de Belgique : le quartzite du Devillien (Cambrien).

Ce milieu tourbeux a subi plusieurs modifications : partiellement enrésiné, transformé en prairie mi-fauchée, mi-pâturée ou encore colonisé spontanément par les saules, les aulnes et les bouleaux.

A voir

L’intérêt botanique réside dans la diversité des groupements végétaux.

En prairie humide : le jonc épars (Juncus effusus), le jonc à tépales aigus (Juncus acutiflorus), la violette des marais (Viola palustris), le lychnis fleur-de-coucou (Lychnis flos-cuculi), l’orchis tacheté (Dactylorhiza maculata), et surtout la wahlenbergie (Wahlenbergia hederacea). Le long du ruisseau abonde l’écuelle d’eau (Hydrocotyle vulgaris).

Dans la boulaie tourbeuse et le bas-marais acide : la laîche à bec (Carex rostrata), la laîche noire (Carex nigra), le trèfle d’eau (Ményanthes trifoliata), le comaret (Comarum palustre). Et la trientale (Trientalis europaea) en sous-bois.

En chênaie-boulaie : la houlque molle (Holcus mollis), la canche flexueuse (Deschampsia flexuosa) et la myrtille (Vaccinium myrtillus).

La diversité végétale entraîne la diversité animale. Plus de 60 espèces d’oiseaux y ont été dénombrées. L’hôte le plus prestigieux est sans conteste la gélinotte des bois (Bonasa bonasia). Sans oublier le cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactes), la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), la chevêche d'Athéna (Athene noctua) et la chouette hulotte (Strix aluco).

Dans l’eau et en zone humide, la couleuvre à collier (Natrix natrix), la grenouille rousse (Rana temporaria), le crapaud commun (Bufo bufo), le triton alpestre (Triturus alpestris) et le triton palmé (Triturus helveticus).

Renseignements de Jean-Pierre DESERT, Bernard et Joseph CLESSE